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Labex [ Hastec ]


Présentation


logo hastec Comment comprendre, dans leur historicité radicale et à travers les liaisons mouvantes que ces trois termes entretiennent entre eux, l’entrelacs des savoirs, des techniques et des croyances, par quoi se modèlent et se reconfigurent les sociétés humaines, les corps politiques, mais aussi le patrimoine mental (intellectuel, spirituel, scientifique) et la capacité pratique de l’humanité ?

En quoi une alliance d’équipes et de chercheurs engagés dans ce projet peut-elle tout à la fois faire avancer le savoir sur cette constellation de termes, et par ce savoir proposer une action efficace dans le champ de la formation des étudiants et jeunes chercheurs, une contribution utile à la diffusion d’une culture générale moderne et enfin une intervention experte dans des débats sociétaux ou des délibérations politiques ?

C’est à ces questions, qui sont autant de défis, que se propose de répondre le projet de Laboratoire d’excellence HASTEC (Histoire et anthropologie des savoirs, des techniques et des croyances), dont l’unité se déploie en sept programmes collaboratifs décrivant par leurs multiples connexions le périmètre du LabEx :

1. « Compétences et savoirs »
Responsable : Jean-Marie Barbier, professeur au CNAM

2. « Savoirs scientifiques, savoirs religieux, savoirs sociaux »
Responsables : Denis Pelletier, directeur d'études à l'EPHE
et Jean-Marie Le Gall, professeur à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

3. « Techniques du (faire) croire »
Responsable : Nathalie Luca, directeur de recherche au CNRS

4. « Techniques intellectuelles et spirituelles »
Responsable : *** responsable en voie de définition

5. « Commentaire (COMMENT-R) »
Responsables : Martin Morard, chargé de recherche au CNRS
et Iolanda Ventura, chargée de recherche au CNRS

6. « Cultures de science et technologies des savoirs »
Responsable : *** responsable en voie de définition

7. « Cultures savantes numériques »
Responsables : Pierre-Antoine Fabre, directeur d'études à l'EHESS
et Aurélien Berra, maître de conférences à l'université Paris-Ouest

Des partenaires multiples, une interdisciplinarité marquée

Ce projet, porté au nom du PRES héSam par l'école pratique des Hautes études, rassemble, dans un esprit fortement pluridisciplinaire, plus de 280 chercheurs, enseignants-chercheurs et ingénieurs relevant de 25 partenaires, dont 20 Unités de recherche (EA, UPR et UMR). Cinq autres partenaires de nature spécifique : le Musée du Conservatoire National des Arts et Métiers, une grande école européenne de management (ESCP-Europe), les Archives nationales (Ministère de la Culture), la Fondation Campus Condorcet ou le PRES héSam lui-même, confèrent à ce dispositif un visage original et, en ce qui concerne la Fondation Campus Condorcet, l’inscrivent dans un projet – scientifique, urbanistique, architectural – appelé à structurer le paysage de l’enseignement supérieur et de la recherche à l’horizon 2016. Le projet HASTEC se caractérise par une volonté d’asseoir les programmes scientifiques – qui trouveront à se déployer dans les dix ans à venir – sur un réseau inscrit dans le PRES héSam et associant six membres de ce PRES (EPHE, EHESS, U. Paris I, Ecole nationale des Chartes, Conservatoire national des arts et métiers, ESCP-Europe), mais aussi, au-delà des limites du PRES, un petit nombre d’enseignants-chercheurs mobilisés pour leur expertise, issus d’une Unité de l’Ecole normale supérieure (UMR 8546 - AOROC) dont l’EPHE est partenaire. HASTEC est bâti sur le potentiel des Unités de recherche, de leurs structures et de leurs programmes, et aussi sur les offres de formation des établissements d’enseignement. Il valorise et complète ce dispositif, et ainsi contribue à en assurer aussi bien les performances que la visibilité, notamment internationale. Sa programmation décennale vise à l’excellence et explore les voies de l’innovation. Un trait marquant est l’implication dans le projet HASTEC de nombreux chercheurs du CNRS, dont plusieurs Directeurs de Recherche « cumulants » à l’EPHE ou à l’EHESS. L’Unité du coordinateur scientifique du LabEx est une UMR (UMR 8584 – LEM, évaluée A+), et l’on dénombre en tout 11 UMR sur les 20 Unités de recherche du LabEx, mais aussi deux UPR massivement engagées dans le projet (l’UPR 76 Centre Jean Pépin, et l’UPR 841 Institut de recherche et d’histoire des textes), ainsi que la Fédération de recherche 33 de Villejuif, qui propose d’apporter une contribution spécifique, au projet d’Atelier numérique, par-delà les engagements propres de ses trois composantes. En plus des 25 partenaires déjà évoqués, le CNRS, à travers l’ Institut national des sciences humaines et sociales (InSHS), est donc extrêmement impliqué dans le LabEx, avec une proportion significative d’Unités évaluées A+ par l’AERES.
 

Quatre problématiques émergentes

Les chercheurs et enseignants-chercheurs ont eux-mêmes dégagé un périmètre scientifique inédit défini par les relations multiples entre trois termes pris dans leur historicité et dans l’épaisseur de leur dimension anthropologique : savoirs, techniques et croyances. Une réflexion sur la situation présente des travaux en histoire et anthropologie des savoirs, des croyances et des techniques, au niveau international, permet d’identifier quatre problématiques émergentes, par rapport auxquelles le projet HASTEC se situe, pleinement conscient de prendre sa place dans des débats dorénavant mondialisés  :

1. une historicisation de la frontière entre savoirs et croyances, entre savoirs profanes et religieux, entre science et spiritualité ;

2. une mise en évidence de l’orientation des savoirs vers l’action, qu’ils soient portés par des techniques ou articulés à des croyances ;

3. la contribution des savoirs, techniques et croyances à l’organisation du corps social et politique par des procédures définies de production et de circulation ;

4. la transformation contemporaine de ces systèmes depuis l’irruption des technologies du numérique.

La vitalité de ces problématiques, qui rendent visibles des frontières et des évolutions souvent inaperçues, est portée par un consortium d’équipes qui leur offriront des compétences multiples, rarement rassemblées, selon un arc disciplinaire et méthodologique qui joint l’étude de la plus haute Antiquité (mésopotamienne, méditerranéenne) à celle du monde contemporain et de ses marges futures, qui associe aussi les disciplines de l’histoire et de l’érudition (philologie et archéologie des mondes anciens et médiévaux), l’histoire des sciences et des techniques (selon la pluralité des acceptions du mot), les méthodes et questionnements des sciences sociales mais aussi les techniques de management, en intégrant les compétences – rarement sollicitées par les chercheurs SHS – qu’offrent des institutions comme le CNAM ou l’ESCP-Europe.

Le projet de recherche sur l’histoire et anthropologie des savoirs, des techniques et des croyances est donc éminemment interdisciplinaire, attentif à l’historicité mouvante d’objets appréhendés dans leurs liaisons multiples, selon une pratique conjointe de l’histoire et de l’anthropologie. Il s’agit de mettre en œuvre une volonté forte de faire travailler ensemble des chercheurs dont les différences et les complémentarités sont des gages de collaborations fécondes.

Ce renouvellement volontariste de la pratique de recherche, valorisant les gisements de compétences, s’effectuera selon quatre niveaux :


1. celui des équipes-partenaires et de leurs programmes propres,

2. celui des « programmes collaboratifs » qui sont le cœur actif d’HASTEC,

3. celui de la construction de modèles (morphologie des supports et types d’inscription des savoirs, des techniques et des croyances, dimensions pragmatique et performative de ces dispositifs),

4. un dernier niveau qui sera réflexif, critique et même prospectif puisque notre pratique de recherche sur de tels objets est elle-même objet de questionnement et conduit à s’interroger sur l’impact des nouvelles technologies sur la production nouvelle du savoir et sur les modalités de sa diffusion et de sa communication.


Ce projet, très intégré, se déploie selon les sept « programmes collaboratifs », qui tout à la fois spécifient les relations entre savoirs, techniques et croyances dans des champs multiples et selon des thématiques circonscrites, et mettent en synergie des membres de plusieurs Unités engagées dans le LabEx.*